Risk manager

19 janvier 2016 | Actualité du cabinet

D’origine anglo-saxonne, le métier de risk manager s’est peu à peu imposé sur le territoire français. La gestion des risques ou risk management vise à mesurer et évaluer les risques au sein d’une entreprise, puis à développer les stratégies destinées à les éviter.

 

Risk manager : préserver les entreprises de la fausse route

Le rôle du risk manager consiste à conseiller la direction générale sur la meilleure façon de réduire tous types de risques (investissements, nouveaux produits, accidents, vols, etc.), financiers ou humains, afin de réduire leurs impacts. Ce métier a vu le jour aux Etats-Unis dans les années 70-80 et a considérablement évolué depuis.

« Il faut distinguer le risk manager du responsable des assurances ou du responsable sécurité. Son métier embrasse l’ensemble des problématiques internes ou externes. Il doit d’abord effectuer ce que l’on appelle une cartographie des risques auxquels l’entreprise est exposée, ce qui consiste à les identifier, puis ensuite, les présenter à sa direction », explique Eric Godbille, fondateur d’Anupa Conseil (cabinet indépendant de conseil en assurance et en gestion des risques dédiés aux entreprises) et secrétaire général de Risk manager sans frontière.

Il ajoute que le métier « est en relation avec le PDG ou le directeur général. Le risk manager n’a, en général, aucun pouvoir de décision, et heureusement car on ne peut pas être juge et partie. C’est d’ailleurs pourquoi il doit exiger la neutralité lorsqu’il obtient un poste. Il peut, en revanche, demander de voter des investissements matériels, ou en formation. Souvent, il a avec lui une équipe qui peut être constituée de personnes diplômées en assurance, en droit, des ingénieurs, etc.…, et dont le but est de protéger l’entreprise des aléas pour lui permettre de continuer sa route. La ‘partie assurances’ n’est que l’étape finale ». Il ne s’agit pas de gommer les risques, mais de les connaître afin de faire le nécessaire pour les éviter.

 

Le profil du Risk manager

Afin de devenir risk manager, sachez qu’il existe différentes formations depuis quelques années, comme le Master assurance et gestion du risque dispense à l’Université Paris Dauphine, ou celle de l’Institute of risk management (IRM) à Bordeaux et de l’Associate in risk management (ARM) proposée en collaboration avec l’AMRAE *

Toutefois, certaines qualités sont indispensables pour occuper ce poste qui implique de très lourdes responsabilités en interne. « La première, c’est d’être diplomate, d’être dans la pédagogie des choses, car le risk manager est un peu un oiseau de mauvais augure dans le sens où il est porteur des mauvaises nouvelles. Ensuite, il doit bien connaître son métier. En effet, les risques ne seront pas les mêmes selon que l’on exerce dans la grande distribution ou le nucléaire. Il faut également être capable de benchmarquer [analyser et évaluer les pratiques concurrentielles], car on apprend beaucoup des autres. Enfin il faut évidemment savoir s’adresser à un PDG, et pouvoir se mettre le directeur financier dans la poche. Sans cela, il sera difficile de faire appliquer les conseils donnés », conclut Eric Godbille.

Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise

 

Article rédigé par Eric Godbille
Parution dans Courrier cadres & Dirigeants, numéro de décembre 2011-janvier 2012